Le prix affiché sur nos pages secteur et ville est une médiane observée sur des cessions réelles — un point de départ solide, pas un verdict. Voici la méthode complète pour affiner une estimation.
On observe les prix réellement payés pour des affaires comparables (même métier, même zone géographique) et on en tire une médiane, comme sur nos pages secteur. C'est la méthode la plus honnête quand l'échantillon est suffisant : elle reflète ce que le marché paie réellement, pas ce qu'un cédant espère ou ce qu'un modèle théorique calcule. Sa limite : elle ne capture pas les spécificités d'une affaire précise (voir méthodologie et indices de fiabilité sur la page méthodologie).
On applique un multiple sectoriel à l'excédent brut d'exploitation (EBE) normalisé — c'est-à-dire retraité des éléments non récurrents et de la rémunération réelle du dirigeant sortant, pas celle affichée en comptabilité qui inclut souvent des avantages personnels. Un EBE mal retraité fausse tout le calcul en amont : c'est l'erreur la plus fréquente côté repreneur.
Utile en complément, surtout si le fonds porte un matériel ou un agencement de valeur : on estime la valeur des actifs (matériel, agencement, stock) et on l'ajuste de la valeur immatérielle (clientèle, emplacement, droit au bail). Rarement suffisante seule pour un commerce vivant, elle sert surtout de plancher de négociation.
Pour une première estimation chiffrée sur votre secteur précis, utilisez le simulateur d'estimation. Pour affiner ensuite le prix face à un cédant, voir le guide Négocier le prix.